2025-2026 : l'impression 3D continue de bouger
Dernière mise à jour : 27 août
Cela faisait quelque temps que je n'avais pas donné de nouvelles ici. Pourtant, l'impression 3D, elle, n'a pas ralenti ! Voire, elle me prend énormément de temps !
Je me suis aussi demandé s'il était toujours pertinent de communiquer par ce biais, à l'heure où l'IA contribue à générer toujours plus de contenus et d'infobésité...
Bref ! Ces deux dernières années ont notamment été marquées par trois évolutions dans mes activités.
L'impression 3D pour des pièces end-user
J'accompagne actuellement au long cours un grand groupe industriel dans l'évolution de son activité de fabrication additive. L'objectif : mettre en place un process permettant de produire quelques centaines de pièces end-user en quelques semaines, là où un développement traditionnel peut prendre plusieurs mois.
Mais produire vite ne suffit pas. Il faut garantir la traçabilité, la qualité et le niveau d'exigence attendu pour les produits de la marque.
Pour y parvenir, ce groupe a intégré une machine HP MJF en complément de ses autres moyens d'impression 3D. Cet investissement envoie un signal clair : l'impression 3D devient un moyen de production comme un autre.
Décathlon le montre également avec des pièces imprimées en 3D désormais commercialisées sur son site. Mais arriver à ce résultat demande plusieurs années de tests, d'apprentissage et de montée en compétences. C'est ce que j'ai pu observer dans les entreprises qui ont fait ce choix.
Toujours plus de formation
Les heures consacrées à l'impression 3D se renforcent dans les cursus où j'interviens, notamment en alternance, du niveau Licence au Master 2.
Comprendre les procédés reste indispensable, mais savoir choisir une technologie, questionner un usage, expérimenter et prendre du recul sur les promesses des fabricants l'est tout autant.
Et c'est toujours un étonnement pour beaucoup de mes étudiant·es de découvrir que l'impression 3D ne se résume pas au FFF !
Et maintenant, l'IA...
L'arrivée de l'intelligence artificielle bouleverse l'apprentissage. À quoi sert une question dont ChatGPT peut produire la réponse en quelques secondes ?
Cela nous oblige à repenser les formations et les évaluations pour donner davantage de place à la compréhension, à l'expérimentation et à l'esprit critique. Une évolution cohérente avec la logique de Qualiopi : l'objectif n'est pas seulement d'acquérir des connaissances, mais de développer des compétences opérationnelles.
Dans ce cadre, l'IA peut aussi devenir un outil pour explorer un design, confronter des choix ou questionner la pertinence d'un mode de fabrication.
L'enjeu n'est donc probablement pas de choisir entre intelligence humaine et intelligence artificielle, mais d'apprendre à les faire travailler ensemble.
L'impression 3D m'a habitué à voir les technologies déplacer les lignes : aujourd'hui, le LCD bouscule les codes de l'impression résine, tandis que le MJF permet à certains industriels de franchir le pas vers la fabrication sérielle.
L'IA est un nouveau bouleversement. Comme pour l'impression 3D, ce n'est pas la technologie en elle-même qui m'intéresse le plus, mais le moment où elle change réellement les usages.






Commentaires